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Visite de la fondationde l'automobile Marius BERLIET

Publié Le 05 Décembre 2012
Visite de la fondationde l'automobile Marius BERLIET

L'Association des Anciens et Amis de Carriat est Membre de la Fondation BERLIET. En bas de l'article, vous trouverez  la liste des Musées, Châteaux,....... pour lesquels il existe des avantages.
Pour la carte d'adhérent, contacter Jean-Marie PONTET (Tél : 04 74 51 74 61 - Courriel : jean-marie.pontet@orange.fr), il vous la fera parvenir.

VISITE DE LA FONDATION DE L’AUTOMOBILE MARIUS BERLIET

Le 16 mars 2009, nous avons visité le Conservatoire de l’Automobile Marius Berliet, au Montellier, en plein cœur de la Dombes.
Nous sommes accueillis sur le parking par notre ami Gérard Broutechoux, un ancien de Carriat qui est aussi bénévole ici, depuis qu’il est à la retraite.
Il nous passe d’abord un petit documentaire sur le rôle de la Fondation qui a pour but la sauvegarde du camion français et de la voiture de la région lyonnaise. Au début du 20ème siècle il y avait environ 130 constructeurs de camions et d’automobiles à Lyon, et autant de carrossiers. Lorsque Marius Berliet s’est inscrit officiellement en 1899, il était le 620ème constructeur français. Nous pouvons voir, entre autres, sur ce film que les camions Berliet étaient très nombreux sur la Voie Sacrée en 1916. Ici, environ 170 véhicules attendent notre visite.
Nous commençons la visite par le hall des voitures. En entrant nous tombons nez à nez avec un grand bi de marque Rochet Schneider que Marius Berliet avait acheté en 1888. A côté nous examinons la voiture N°1 de 1895. Le moteur avait été mis au point en 1894. Il ne possède pas de bougie, mais une tige de laiton chauffée par un petit brûleur qui traverse la culasse, pour aboutir dans la chambre de combustion. Deux autres voitures ont des carrosseries qui rappellent plutôt la forme d’une diligence. A côté, le pick up, utilisé par beaucoup de médecins, pratique pour ramener des vivres à la maison, car les agriculteurs n’avaient pas d’argent et réglaient en nature. Puis la voiture de course qui a gagné la Targa Bologna en 1908 à 105km/h de moyenne, sur un parcours de 423km, en laissant loin derrière les concurrents italiens. Il y a aussi 4 voitures de type Dauphine. Le modèle de 1939 monté sur une base de Peugeot 402 est la dernière voiture Berliet construite. Marius Berliet avait donné ce nom en hommage à ses grands parents qui étaient laboureurs à Décines, autrefois dans le Dauphiné. Nous voici devant l’ALCO ( Américan Locomotive Construction ), construite d’après des licences vendues 500 000 francs or en 1905. Cette fortune permit la construction de l’usine de Vénissieux. En hommage à ce fabricant, Marius Berliet fit de la locomotive américaine, l’emblème de tous ses véhicules.
Nous passons au hall des accessoires où sont exposés des boites de vitesses, depuis celles des CBA de 1913 jusqu’aux plus récentes. Elles sont présentées avec des couvercles transparents pour permettre d’en voir l’évolution. Les carburateurs Zénith sont aussi nombreux. Ils étaient fabriqués à Lyon à l’usine Rochet Schneider, mais aussi en Italie, en Angleterre, en Allemagne, en Amérique et au Japon. Ils ont équipé les trois-quarts des voitures du monde entier jusque dans les années 70. Les pompes à injection sont bien représentées, car les Lavalette puis les Bosch ensuite, étaient fabriquées à Vénissieux.
Nous passons aux 4 grands halls qui concernent plus particulièrement les poids lourds. Tout d’abord la première traction-avant du monde, une Latil de 1899. Il s’agit d’une voiture à cheval dont l’essieu avant a été remplacé par un ensemble motopropulseur. La modification se faisait en une heure et le client repartait avec une voiture à moteur. Cet engin est classé monument historique. Un autre monument historique, le modèle M de 1910, classé ainsi, en tant que représentant des premiers vrais camions conçu pour le transport de charges lourdes. Le CBA tout-terrain de 1913, qui a servi à la construction de l’usine de Vénissieux, surprend avec ses énormes roues métalliques. A cette époque, le confort des chauffeurs était spartiate, car ils n’étaient pas du tout à l’abri des intempéries. La buée ne les gênait pas, les vitres étant inexistantes. De nombreux véhicules Berliet et d’autres marques françaises sont exposés, mais il n’est pas possible de s’arrêter 5 minutes devant chacun car la journée ne suffirait pas pour tout voir. Nous arrivons aux autobus Berliet exposés en version pédagogique pour suivre l’évolution de la structure et la disposition des différents organes. D’autres marques sont aussi exposées. Un Isobloc fabriqué à Annonay par Joseph Besset. Ce fut le premier autocar avec une structure tubulaire, ce qui réduit le poids mort de moitié. Il est équipé d’un moteur à l’arrière. Un Renault qui a sillonné les rues de la capitale de 1932 à 1969. Trois autres attirent l’attention du groupe. Le char à banc torpédo décapotable de 1911, qui emmenait les promeneurs d’Evian à Nice par la route des Alpes. Le CBA de 1913, construit spécialement pour le transport du personnel travaillant à la construction de l’usine de Vénissieux. Enfin l’autobus à impérial, modèle spécial pour l’Angleterre. En effet, les anglais, pour la partie automobile, étaient en retard sur la France, car en 1865, l’état anglais vota la loi <<locomotive act>> qui imposait aux véhicules motorisés, d’être précédés d’un homme à pied agitant un drapeau rouge.
C’est le tour des véhicules militaires. Avant 1914, l’armée française avait organisé des concours de camions devant répondre à des normes précises. Les acheteurs qui en faisait l’acquisition bénéficiaient d’une prime pouvant aller jusqu’à la moitié du prix du neuf. Hélas, avec le conflit de 1914, ils furent obligés de céder leurs véhicules et le chauffeur à l’armée. Nous pouvons voir de nombreux CBA de 1913 sous diverses versions, et des 4 roues motrices et directrices de marque Renault et Latil. Quatre autres de la dernière guerre mondiale, peints de couleur sable, ont servi au Général Leclerc à prendre Kouffra aux italiens en 1941. Le plus impressionnant est le T12, un prototype de porte-char de 1962, de 125 tonnes de PTR, 700cv, muni d’un treuil d’une puissance de 100 tonnes. Les gazelles sont aussi présentes et connues par tous les anciens, certains en ont même conduit pendant leur service militaire, ainsi que des GLR.
D’autres géants sont alignés. Notamment un T 45, dumper de 45 tonnes de charge qui a servi à la construction de l’autoroute de Grenoble pour les J.O. de 1968 et fabriqué à Bourg. Le TBO 15 6x4 HC et le TLM 10 M2 ont servi au tournage du film 100 000 dollars au soleil.
Nous passons devant les véhicules de pompiers, les deux chasse-neige Latil. Le VTE (véhicule transporteur érecteur) impressionne avec ses 19m de long et 3,10m de large. Il a servi sur le plateau d’Albion pour le transport des missiles de notre force de frappe de 1971 à 1996.
La visite des poids lourds se termine par le roi du désert, le T 100. Le plus gros véhicule du monde en 1957, avec ses deux moteurs : un V 12 de 28l. de cylindrée, 700cv, et un Panhard à l’arrière pour l’assistance. La traditionnelle photo du groupe est prise devant ses 4,80m de large.
Un tour au hall moteurs pour les plus mécaniciens et la visite se termine avec le passage à la boutique où chacun peut acheter un livre ou un souvenir de cette matinée.
Cette visite ayant duré 3 heures, il est temps de reprendre des forces. Aussi nous nous dirigeons à l’Auberges de Birieux où nous sommes attendus par les grenouilles de la Dombes et le gratin dauphinois.

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